Jean Donadieu Service d’Hémato Oncologie Hopital Trousseau 26 avenue du Dr Netter Paris 75012.
Programme un peu déséquilibré avec des invités locaux prestigieux (Harvard med school) mais qui avaient uniquement une connaissance livresque de la maladie, tandis que les équipes européennes n’avaient pas été invitées à faire des présentations orales (mais étaient reléguées pour les posters…).
Pour faire synthétique (le document complet de 50 pages environ est disponible sur demande), les principaux apports sont les suivants :
Sur le plan clinique
Quelques points intéressants
a. Sur le plan développemental intellectuel et neuro : le profil des SDS est particulier. Il existe parmi les patients SDS, une importante porportion de patients avec un retard global du vocabulaire, de l’usage de synonymes, de la mémoire, mais il y a des SDS avec test normaux. En terme de prise en charge et bilan se discute des IRM + des pet scans neuro + la pratique usuelle de tests pour ces enfants afin de mieux comprendre et d’adapter plus les prises en charge. Il n’y a cependant pas de prise en charge spécifique recommandés si un retard de dévelopement est détecté, mais par contre les aides orthophoniques ; psychomtrices , psychologiques sont recommandés.
b. Sur la plan digestif :: Le SDS est une pathologie des acini et non des canaux (contrairement à la muco). Le serum trypsinogène est apparemment le meilleur marqueur, y compris pour arrêter les enzymes pancréatiques.
c. Os : Association très marquée de l’anomalie métaphysaire – donc dans la matrice du cartilage- et l’ostéopénie (non liée au rachitisme mais aggravée par lui). A noter que un travail petit mais passionnant des japonais :Ikewaga : Il est parti des maladies métaphysaires osseuses en particulier le syndrome de SEDAGHATIAN et a montre qu’il y a des zones frontières avec des expressions osseuses prédominantes voire exclusives chez des patients SBDS mutés, même si le SEDAGHATIAN n’est pas que SBDS. Il y a aussi des parentés avec le syndrome de JEUNE et SCHIMKE immuno osteo dysplasia.
d. Sur le plan cardiaque : un travail très utile des finlandais – mais 4 pts/... montrant quelques particularités des IRM du cœur ( 1 heure d’examen) alors que l’écho est normale. Il est aussi montrer l’interet de doser le sélenium+++
e. Sur le plan endocrinien : Au moins 5 cas de Diabéte insulino dépendants ont été rapportés dans les SDS
f. Sur le plan hématologique : Au total peu de nouveautés et je pense que de ce point de vue, la contribution française reste de premier plan, même nous n’avons eu droit à un topo –ni d’ailleurs les italiens qui auraient eu à dire. En fait, en terme de données cliniques hémato, il y a que la base de données des italiens et la notre. Mais malheureusement à ce jour, nos résultats ne montrent pas de facteurs ‘prédictifs’ ni d’aplasie médullaire, ni de leucémie. Il existe donc juste un prise en charge ‘curative’, basée sur la greffe de moelle, en cas de complications hématologiques. Si la greffe marche bien dans le cas d’aplasies, les résultats en cas de leucémies sont très peu encourageants à ce jour, avec à la fois des problèmes de toxicité et des rechutes.
g. Registre : Malgré le grand intérêt de mettre en place de telle cohorte de patients qui est le seul outil qui permet de faire des évaluations précises de l’état réels des patients, qui permet de prendre en compte l’hétérogénéité de la maladie (associant des formes sévères et des formes plus légères), la discussion sur les registres s’est limitée à une discussion hors réunion lors d’un repas. Si on compte les contributions
i. UK 22 pts dont 16 génotypes
ii. France 90 pts dont 56 genotypés
iii. Germany : 23 pts dont une dizaine génotypés
iv. Italie 45 pts dont 41 génotypés
v. Canada : 23 pts tous génotypés
vi. USA : rien de structurés
vii. Finlande 8 pts génotypés
viii. Netherlands : 23 pts génotypés
A noter que la France va devoir organiser la prochaine réunion du registre au printemps 2008…
Sur le plan de l’analyse correlation génotypes phenotypes, il semble bien pertinent de distinguer les formes avec 2 mutations troncantes versus 1 mutation troncante + 1 missense. Ce dernier petit groupe ne répresente que 12% des patients et semble moins ‘malades’, mais ce jour nous n’avons pas la puissance statistique pour l’affirmer.
Sur le plan biologique
Cela a été la partie la plus passionnante du congrès. Les équipes qui travaillent réellement sur le sujet étaient là :
J Rommens Toronto (et 11 post doc….)°(modèle animaux / dosage SBDS / gènes candidats)
D Link St Louis Missouri (un peu)
A Shimamura (Harvard med school) (tubulin)
T Kuipjers Amsterdam (tubulin)
A Warren Cambridge UK (aspect structuraux des ribosomes)
Il y a plein de petites info
Les mutations stop stp sont létales chez la souris
Les mutations type Stop/missenses donnent des souris de petites tailles ayant les caractéristiques SDS
On peut doser SBDS protéine très nucléaire. Il y a un lien entre le dosage dans les leucocytes et le génotype, mais seul le labo de Rommens fait la technique
J Rommens a testé un gène candidat (ZNF622) pour les SDS non mutés (nous en avons 2)
SBDS interagit avec la fraction 60S et le facteur TiF6SBDS interagit aussi avec la tubulin .
Finalement on retrouve qq chose comme WASP / neutro et aussi Hax1.
Dans les BOM de SDS il y a un excès d’angio génése.